Grandiose ! La Chine et les Etats-Unis ratifient l’accord de Paris sur le climat

A Pékin, en décembre 2015.
C’est le cadeau de bienvenue offert par la Chine aux chefs d’Etat et de gouvernement invités à Hangzhou pour le sommet du G20, les 4 et 5 septembre : la ratification de l’accord de Paris sur le climat. Après que le Parlement chinois, l’Assemblée nationale populaire, a adopté samedi 3 septembre au matin, lors de la clôture de sa session bimensuelle, le texte issu de la COP21, la Maison blanche a à son tour annoncé la ratification du texte par Washington. Cette étape doit permettre au président Xi Jinping d’annoncer aujourd’hui même à Hangzhou, avec son homologue américain Barack Obama, arrivé en début d’après midi d’Hawaï, que les deux pays sont désormais liés par les engagement pris à Paris en décembre 2015 pour lutter contre le réchauffement climatique.
Ce ralliement des deux plus gros pollueurs de la planète est une avancée majeure. Selon la comptabilité onusienne, la Chine totalise à elle seule 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les Etats-Unis y contribuent pour près de 18%…

Voir article complet sur lemonde.fr par Simon Roger et Brice Pedroletti (Hangzhou, envoyé spécial)

Compte à rebours du Climat. En direct de Lima. Les négociateurs en panne, les ONG impuissantes : face à la caravane populaire du climat

Par Claude-Marie Vadrot

(article paru sur politis.fr)

Peu de diplomates l’ont remarqué, mais comme la conférence est installée dans un camp militaire, ils longent tous les jours sur des centaines de mètres un « parcours du combattant » particulièrement riche en obstacles difficiles à franchir. Plus qu’un symbole…

Le typhon Hagupit qui menace cette semaine les Philippines comme le typhon Haiyan qui frappa ce pays il y a un an pendant la conférence de Varsovie, le Pérou qui manque d’eau, le bassin amazonien qui se dessèche et perd son couvert forestier, l’année 2014 la plus chaude dans le monde depuis que les relevés météo existent, les glaciers de Andes qui se rétrécissent à vue d’œil chaque année comme vient de le montrer l’ONG CARE, les multinationales de l’agro-alimentaire qui accaparent les meilleurs terres et l’eau pour l’irrigation aux dépends des petits paysans péruviens…Autant de catastrophes ou de dérèglements en cours qui n’émeuvent pas le moins du monde les négociateurs officiels perdus dans leurs textes. Au cours d’une conférence de presse tenus samedi matin à Lima, des ONG comme Attac, le Réseau Climat, les Amis de la terre, Oxfam-France et quelques autres réunis dans la Coalition climat 21, ont expliqué comment et pourquoi les diplomates présents à Lima, leur apparaissent de plus en plus enfermés dans leur « bulle loin des réalités du Monde, du Pérou et de l’Amérique Latine ; il existe des contradictions flagrantes entre ce qui se passe dans le monde et ce qui se passe ou ne se passe pas ici ».

Mais, contre vents et marées et en dépit de fréquentes déceptions, ces ONG estiment que les conférences climatiques ont leur utilité et que la société civile qu’ils représentent joue son rôle dans les négociations et les prises de conscience : « Notre rôle est indispensable, nous servons d’aiguillon. Certes sur une ligne défensive, mais nous ne sommes pas naïfs au point de ne pas nous rendre compte que les bonnes nouvelles, il y en a, sont trop petites pour qu’elles puissent être prises en compte. Pour le reste, il est évident que le niveau des discussions n’est pas à la hauteur des dangers. Comment, par exemple, parler d’énergie en omettant d’évoquer les négociations en cours entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur la libéralisation du marché de l’énergie. Laquelle concerne essentiellement les combustibles fossiles et donc le climat de la planète ».

(Suite de l’article à découvrir en cliquant ici)

 

Climat : Les Etats Unis s’y mettent

par Dominique Martin Ferrari

Le 14/11/14

Malgré leurs habitudes et leurs réserves quant au multilatéralisme, les Etats-Unis se préparent à la COP 21 de 2015. La défaite électorale d’Obama lui aurait- elle donné des ailes pour le dossier climat ? A défaut de s’engager sur un accord contraignant, va- t-il désormais multiplier les engagements ?

Après un accord de première importance avec la Chine, il promet de verser une contribution de 3 milliards au fonds vert et ce, pendant le sommet de Brisbane (G20/ 15/16 Novembre ), où il précisera également ses engagements en matière de réduction des HFC (gaz à effet de serre) en amont de la 26° conférence qui s’ouvrira à Paris le 24 Novembre prochain.

Un geste qui ravira François Hollande venu pour la première fois en Australie faire son lobby pour la COP 21. N’oublions pas que comme le Canada, l’Australie ne s’engage plus: le 1° Ministre Tony Abott ayant il y a quelque temps déclaré « le réchauffement climatique est une connerie absolue » , et réaffirmé Jeudi dernier que « rien ne détournera l’ordre du jour du G20 (croissance , fraude fiscale, relations internationales…) Il y a beaucoup d’autres enceintes pour parler de climat » . Pourtant un dossier brûlant s’est invité à l’ordre du jour de ce G20, celui des subventions aux énergies fossiles. N’oublions pas que l’Australie est le 2° pays importateur mondial de charbon. Il y a cinq ans le G20 s’engageait à mettre un terme aux énergies fossiles Le sommet de Brisbane va t il obtenir ce que le sommet de Ban Ki-Moon en Septembre dernier n’a pu obtenir ?

Car ce sont vraiment les pays du G20 qui sont responsables des subventions aux énergies fossiles « selon un calcul réalisé par un think-tank indépendant et une ONG pro-environnementale, Overseas Development Institute et Oil Change International, publié dans un rapport, mardi 11 novembre. Les deux organisations ont distingué les subventions versées par des entreprises d’Etat (estimées à 49 milliards de dollars par an), les fonds versés via des aides publiques directes et des exemptions fiscales (23 milliards de dollars) et des financements via des banques publiques et des institutions internationales dont la Banque mondiale (16 milliards de dollars). « ( source: Le Monde 11/11/2014 http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/11/energies-fossiles-le-montant-des-subventions-des-pays-du-g20-critique_4521521_3244.html)