Le GIEC place l’Océan au cœur de ses préoccupations : rapport spécial

Le GIEC place l’Océan au cœur de ses préoccupations : rapport spécial

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), réuni à Nairobi du 11 au 13 avril lors de sa 43ème session plénière a fixé son programme de travail pour le 6ème cycle d’évaluation. L’Océan y tient une place prioritaire avec un Rapport Spécial qui sera consacré aux interactions entre le climat, l’Océan et la cryosphère.

Ce Rapport Spécial sur l’Océan qui constituait un des axes majeurs du plaidoyer de la Plateforme Océan Climat, a été demandé officiellement au GIEC par Monaco en février 2015, lors de sa 41ème session. Pendant plus d’une année, la Plateforme Océan et Climat réunissant, en amont de la COP21 de Paris, près de 70 acteurs internationaux du monde scientifique, de la société civile et du monde économique a soutenu cette proposition en développant une série d’initiatives autour de ce plaidoyer.

http://oceanclimat.blog.lemonde.fr/files/2016/04/A.DeniaudTara-Expeditions-Tara-Arctique-Leg-Mourmansk-Doudinka-111.jpg

La Journée Mondiale des Océans organisée le 8 juin 2015 conjointement avec l’UNESCO a marqué par l’ampleur de la mobilisation une étape importante pour les enjeux Océan et Climat. « L’Appel de l’océan pour le climat » lancé à cette occasion a recueilli plus de 30.000 signatures afin d’engager les Etats signataires de la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques à placer l’océan au cœur des enjeux climatiques…

Article complet sur lemonde.fr


Académie des Technologies : l’inaction aurait des conséquences inacceptables pour la France et pour la planète

La ratification de l’Accord de Paris sur les changements climatiques a commencé le 22 avril 2016 au siège des Nations Unies à New York. Dans ce contexte, l’Académie des Technologies a publié un rapport sur les technologies qui pourront contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et à l’adaptation de nos économies. Dans un premier avis voté le 4 novembre, l’Académie des Technologies reconnaissait l’origine anthropique de la croissance des GES dans l’atmosphère et ses effets. Le rapport « Technologies et changement climatique : des solutions pour l’atténuation et l’adaptation« , issu de plusieurs mois de travaux, s’ouvre par une alerte sous forme d’incitation à passer à l’action, car «l’inaction aurait des conséquences graves, inacceptables pour la France et mondialement».

Résultat de recherche d'images pour "académie des technologies logo"Passer à l’action, c’est mobiliser ou développer le potentiel technologique que le rapport examine et priorise pour les secteurs majeurs concernés. Car des technologies permettant l’atténuation et l’adaptation au changement climatique existent souvent : il s’agit de les mettre en œuvre en sachant qu’elles ne cesseront de progresser. Ces solutions passeront aussi par une combinaison de technologies multiples qu’il faudra optimiser avec intelligence et persévérance. Les académiciens sont réservés en revanche sur les techniques de géo-ingénierie du climat (ensemencement de l’atmosphère ou de l’océan), qui, dans l’état actuel des connaissances, ne constituent pas une solution alternative pour limiter les émissions de GES ou atténuer leurs effets à des fins d’adaptation.

Sans attendre un prix du carbone, l’Académie des technologies incite les entreprises à intégrer dès maintenant dans leurs choix d’investissements un prix interne du carbone –émis ou économisé–une mesure doublement vertueuse, qui permettrait à la fois d’anticiper les évolutions règlementaires ou de marché et de privilégier les projets relativement moins émissifs. Il faut également s’assurer de la mise en place efficace des incitations financières pour réaliser le transfert des technologies–ou en concevoir qui soient adaptées-vers les pays en développement, qui sont souvent les plus vulnérables aux évolutions climatiques.

Télécharger rapport complet sur ce lien

 ————————————–

Quel bilan pour la conférence environnementale ?

La conférence environnementale s’est clôturée avec l’annonce de la publication des décrets d’application de la loi de transition énergétique. En dehors de ce calendrier, pas d’annonces majeures. A défaut de nouvelles mesures, la Conférence environnementale a au moins le mérite d’accélérer des dossiers en panne. 

Afficher l'image d'origine

Photo : Environnement magazine

Et alors que le Président de la République avait annoncé en ouverture de l’événement que tous les décrets d’application de la loi de transition énergétique pour la croissance verte seraient publiés avant la fin de l’année, Ségolène Royal a listé les textes visés et fixé une échéance précise.

Ainsi sur le bâtiment, sont attendus pour fin mai le décret sur les compteurs individuels et le décret sur les travaux embarqués. Et pour fin juin, le décret sur le bonus de constructibilité et le décret sur la rénovation des bâtiments tertiaires. Sur ce secteur emblématique de la transition énergétique, la ministre de l’Environnement a annoncé le lancement de la révision des performances énergétiques pour les bâtiments existants. Une nouvelle version de l’arrêté qui date de 2007 pourrait être publié en fin d’année…

Dominique Bomstein

Suite de l’article sur Environnement magazine, voir aussi ce lien

 —————————————-

171 pays, dont la Chine et les Etats-Unis ont signé l’accord de Paris sur le climat ce vendredi au siège de l’ONU à New York.

« C’est un moment d’histoire. Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », a déclaré Ban Ki-moon en français à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU. Le précédent record datait de 1982, quand 119 pays avaient paraphé la Convention de l’ONU sur le droit de la mer.

Le président Hollande a été le premier a signer, vers 17h, l’accord conclu lors de la COP21, organisée à Paris en décembre dernier. La Chine et les Etats-Unis, deux des principaux pollueurs dans le monde, ont également signé le texte.

Suite de l’article sur letelegramme.fr

———————————————-

22 avril 2016 : les chefs d’État vont signer l’Accord de Paris

Environnement Magazine. Plus de 150 chefs d’Etats sont attendus au siège de l’ONU à New York ce 22 avril pour signer l’accord de Paris. Un record qui pourrait augurer une mise en œuvre de l’accord dès 2018. La date du 22 avril 2016 restera dans les annales de l’ONU. C’est ce jour là que plus de 150 pays signeront à New York l’accord de Paris, négocié à la COP21 en décembre dernier. Le nombre de signataires dépasse tout ce que l’institution onusienne a connu. Jusque là le record était tenu par la Convention du droit de la mer qui avait recueilli, en 1982, 119 signatures. L’accord de Paris sera ouvert à la signature jusqu’au 21 avril 2017. Mais attention, signature ne vaut pas mise en oeuvre. Chaque Etat devra ratifier l’accord selon sa procédure nationale. L’accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après la ratification par au moins 55 parties représentant 55 % des émissions.

150 chefs d’État vont signer l'Accord de Paris

Si l’entrée en vigueur de l’accord était plutôt prévue en 2020, les deux conditions requises pourraient cependant être atteintes bien plus tôt. Même la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, est optimiste au point de pronostiquer qu’il « pourrait entrer en vigueur d’ici à 2018 ». En effet, si les Etats du Pacifique qui sont responsables de 0,0056 % des émissions mondiales de carbone, seront, vraisemblablement et symboliquement, les premiers à le ratifier, les Etats-Unis et la Chine ont déjà annoncé dans une déclaration commune qu’ils le feront très rapidement. Ils représentent à eux deux déjà 42 % des émissions…

Dominique Bomstein.

Suite de l’article sur Environnement Magazine

—————————————-

Libération. Le dérèglement climatique, une dernière chance pour l’humanité ?

Vendredi aura lieu au siège des Nations unies à New York la cérémonie de signature de l’accord issu de la COP 21, conclue le 12 décembre à Paris. Et si l’urgence climatique était la brèche idéale pour enfin réfléchir et surtout agir différemment au niveau planétaire ?

Le réchauffement de la planète peut paradoxalement offrir une chance pour l’humanité. A condition que ce phénomène suscite, en temps utiles, une prise de conscience collective des efforts à consentir pour relever les défis globaux de plus en plus nombreux et complexes. En effet, seul un sentiment de responsabilité puissant permettra de déclencher la dynamique transformatrice pour une rénovation du système de coopération multilatérale. D’où les trois propositions présentées par le Collegium international (1) au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour ouvrir la voie de cette évolution fondamentale.

Souveraineté solitaire ou souveraineté solidaire ?

Les interdépendances existent entre le genre humain et le reste du monde vivant, tout comme entre les différents groupes humains (y compris les générations futures) ou entre les Etats. Aujourd’hui, les nouvelles technologies accélèrent de manière prodigieuse le processus de globalisation, qu’il s’agisse des échanges de marchandises, de capitaux, de la circulation des informations ou même des flux migratoires comme des risques écologiques, technologiques ou sanitaires…

Suite de l’article sur Liberation.fr

—————————————-

La 22ème session de la Conférence des Parties (COP 22) qui se tiendra du 7 au 18 nov. 2016 à Marrakech au Maroc, devrait être la traduction opérationnelle des Accords de Paris.

La ministre déléguée chargée de l’Environnement, madame Hakima El Haité, a indiqué dans la foulée de la COP 21 vouloir traduire en actes concrets les résultats de la conférence de Paris : si celle-ci a été l’occasion « des décisions », la COP 22 sera « la conférence de l’action ». Cette continuité est illustrée par le Plan Paris – Marrakech, chargé de « développer des outils opérationnels » pour mettre en œuvre les accords adoptés à Paris. Annoncée du 7 au 18 novembre, la conférence de Marrakech « aura pour thèmes l’atténuation aux effets du changement climatique et l’innovation en matière d’adaptation », toujours selon madame Hakima El Haité. Le roi Mohammed VI s’était déjà engagé avant la COP 21 en septembre 2015 à développer l’œuvre internationale en faveur du développement durable. A l’occasion d’une visite du président François à Hollande à Tanger, le roi du Maroc avait signé avec ce dernier l’Appel de Tanger, « pour une action solidaire et forte en faveur du climat ». Lors de l’inauguration de la COP 21 le 30 novembre 2015, le roi Mohammed VI avait renouvelé son désir d’action, en déclarant que c’est « en Afrique, continent d’avenir, que se jouera l’avenir de notre planète ».

dévloppement durable

Déjà organisateur de la COP 7 en 2001, le Maroc s’est engagé bien avant la COP 21 à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, en les réduisant de 13% d’ici 2030, par rapport à 2010. En parallèle, le Maroc s’est investi dans un audacieux programme de développement durable, avec l’objectif pour 2030 de produire son électricité en utilisant plus de la moitié (52%) d’énergies « vertes », dites renouvelables, et non polluantes. D’après l’intransigeante ONG Climate Action Tracker, le Maroc se classe comme quatrième pays le plus écologique du monde, derrière le Bhoutan, le Costa Rica et l’Éthiopie.

Sur le terrain, cette bonne volonté s’est traduite par la construction d’une gigantesque centrale solaire thermodynamique dans le sud du Maroc près de Ouarzazate, baptisée Noor (« lumière »), 7ème centrale de ce type dans le monde. Construite sur une surface de 480 hectares pour un coût de 800 millions d’euros, Noor est équipée de 500 000 miroirs cylindro-paraboliques répartis en forme d’escargot, capables de produire 160 MW d’électricité. La centrale solaire n’est cependant que le début d’un projet pharaonique géré par l’Agence marocaine de l’énergie solaire. Deux autres centrales solaires thermodynamiques (Noor II et III) et une autre photovoltaïque sont inclues dans les plans de l’Agence marocaine de l’énergie solaire sur une étendue de 2 500 hectares, soit une capacité dépassant les 500 MW. A terme, le projet Noor constituera de loin le plus grand complexe solaire du monde.

Source : domofinance.com


La future présidence marocaine est optimiste

Par Valéry Laramée de Tannenberg

hakimaHakima El Haïte, ministre de l’environnement du Maroc

 

Le 18/01/2016, publié initialement le 08/12/2015 dans le Journal de l’environnement

Future présidente de la COP 22, Hakima El Haite, ministre de l’environnement du Maroc, voit d’un bon œil l’issue de la conférence de Paris. Mais elle restera ferme sur les buts poursuivis par les pays du G77.

Surbookée. Hakima El Haite n’a plus une minute à elle. Entre la conduite des négociations, la relecture de discours impromptus, les interventions à l’occasion de la journée du genre et du climat, sans oublier la préparation de la COP 22 –qu’elle présidera l’an prochain- la ministre de l’environnement du Maroc peine à souffler. Lire la suite

COP 22

Par René-Martin Simonnet

WaterLe 08/01/2016, initialement paru dans Journ’eau n° 993, le 21/12/2015

Ne boudons pas notre plaisir : la conférence de Paris de 2015 sur le climat, alias COP 21, a été un vrai succès, et la France en a été la cause principale. Depuis deux ans, le gouvernement a mobilisé tout son monde pour convaincre le plus possible de hauts dirigeants de venir et pour bien les accueillir, afin qu’ils s’engagent publiquement à obtenir des résultats. Pari gagné : les négociateurs n’ont pas pu enliser les discussions, comme ils l’avaient fait à Copenhague, puisque leur président ou ministre avait déclaré, quelques jours auparavant, qu’il fallait à tout prix parvenir à un accord. Pour retrouver une France aussi efficace, dans le domaine diplomatique, il faut remonter à l’après-guerre : le jamboree mondial de 1947, par exemple, ou l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, en français s’il vous plaît.

Évidemment, si l’on gratte un peu la grosse couche d’autosatisfaction que la France étale depuis une semaine, on comprend plus facilement pourquoi l’accord de Paris a été adopté. Lire la suite