Sénégal : A Dakar, le changement climatique en photos

Libération. En Afrique, la population urbaine augmente plus vite que sur n’importe quel autre continent. Sur les 13 millions d’habitants que compte le Sénégal, 43% vivent à Dakar ou dans les environs. Ils ont fui la sécheresse au Sahel dans les années 70-80. En raison du changement climatique, ces banlieues spontanées sont régulièrement inondées pendant la saison des pluies. Les experts estiment qu’il faudra encore 5 ou 10 ans au gouvernement sénégalais pour régler les problèmes récurrents, comme les inondations, causés par le changement climatique. En 2013, Flurina Rothenberger, photographe suisse, a remporté un prix au Greenpeace Photo Award.

Chaussée de bottes en caoutchouc, Fanta, 18 ans, une habitante de Thiaroye, attend patiemment que l'eau se retire. A la recherche d'un travail, ils sont de plus en plus nombreux à quitter la campagne et à venir s'installer à la périphérie de la capitale.

Chaussée de bottes en caoutchouc, Fanta, 18 ans, une habitante de Thiaroye, attend patiemment que l’eau se retire. A la recherche d’un travail, ils sont de plus en plus nombreux à quitter la campagne et à venir s’installer à la périphérie de la capitale.

Sur les 13 millions d'habitants que compte le Sénégal, 43% vivent en périphérie de Dakar, où les maisons sont souvent construites sans autorisation.

Sur les 13 millions d’habitants que compte le Sénégal, 43% vivent en périphérie de Dakar, où les maisons sont souvent construites sans autorisation.

Drame familial à Thiaroye. Face à la montée des eaux, Aida et sa famille doivent se réfugier sur le toit. Elevant seule ses enfants, cette mère de famille n'a pas les moyens de régler la facture pour pomper l'eau. Elle va devoir quitter sa maison.

Drame familial à Thiaroye. Face à la montée des eaux, Aida et sa famille doivent se réfugier sur le toit. Elevant seule ses enfants, cette mère de famille n’a pas les moyens de régler la facture pour pomper l’eau. Elle va devoir quitter sa maison.

Dakar, la capitale du Sénégal, sous les eaux : chaque année à la saison des pluies, de juillet à septembre, les rues de la proche banlieue se transforment en fleuve.

Dakar, la capitale du Sénégal, sous les eaux : chaque année à la saison des pluies, de juillet à septembre, les rues de la proche banlieue se transforment en fleuve.

Vivre au milieu de la misère : «Le défaut de capital intensifie l'expérience de la finitude ; Il enchaîne à un lieu», synthétise le sociologue français Pierre Bourdieu.

Vivre au milieu de la misère : «Le défaut de capital intensifie l’expérience de la finitude ; Il enchaîne à un lieu», synthétise le sociologue français Pierre Bourdieu.

Dans les zones périurbaines, la croissance rapide de la population et les cités construites illégalement ajoutent au chaos pendant la saison des pluies, de juillet à septembre. La Banque mondiale estime à 40% la proportion de maisons qui ont été construites dans des zones à risques.

Dans les zones périurbaines, la croissance rapide de la population et les cités construites illégalement ajoutent au chaos pendant la saison des pluies, de juillet à septembre. La Banque mondiale estime à 40% la proportion de maisons qui ont été construites dans des zones à risques.

En wolof, «keur» signifie «maison». On le prononce comme le mot français «cœur».Touchés par les crues, les keurs dakaroises sont fissurées, source de malheur, puisque les habitants se retrouvent sans un toit sûr et confortable.

En wolof, «keur» signifie «maison». On le prononce comme le mot français «cœur».Touchés par les crues, les keurs dakaroises sont fissurées, source de malheur, puisque les habitants se retrouvent sans un toit sûr et confortable.

Pour remplacer les canalisations du tout-à-l'égout, on creuse des fosses septiques dans le quartier. Souvent les eaux usées polluent les eaux souterraines.

Pour remplacer les canalisations du tout-à-l’égout, on creuse des fosses septiques dans le quartier. Souvent les eaux usées polluent les eaux souterraines.

Construite sur une digue, la nouvelle autoroute est préservée des crues. Payante, elle n'attire pas les usagers, qui continuent à emprunter la route nationale 1 qui longe l'autoroute, ainsi que la route principale qui mène à Rufisque.

Construite sur une digue, la nouvelle autoroute est préservée des crues. Payante, elle n’attire pas les usagers, qui continuent à emprunter la route nationale 1 qui longe l’autoroute, ainsi que la route principale qui mène à Rufisque.

Les experts estiment qu'il faudra encore 5 ou 10 ans au gouvernement sénégalais pour régler les problèmes récurrents, comme les inondations, causés par le changement climatique. En 2013, Flurina Rothenberger, photographe suisse, a remporté un prix au Greenpeace Photo Award.

 

 

 

COP22 : Rencontre avec Hakima El Haite, ministre de l’environnement du Maroc, 9 juin 2016, à Paris

Jeudi 9 juin 2016, de 16h00 à 18h00, à Paris, rencontre exceptionnelle avec Mme Hakima El Haite, ministre de l’Environnement du royaume du Maroc, envoyée spéciale du climat : « De la COP21 à la COP22 ».

Hakima el Haite

Hakima el Haite

Le 9 juin 2016 à Paris, l’AJEC21 organise une rencontre avec Mme Hakima El Haite, ministre de l’Environnement du Maroc.
Nommée ministre en 2013, elle a participé aux COP de Varsovie, de Lima et de Paris.
En tant qu’organisatrice de la COP22 (22ème session de la Conférence des Parties Climat) qui se tiendra du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, elle plaide pour une application rapide de l’’accord de Paris.

Microbiologiste de formation, titulaire d’un doctorat en génie de l’environnement de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, Hakima El Haite a créé, en 1994, Eauglobe, entreprise d’ingénierie et de travaux de l’environnement.

Rencontre organisée et animée par Valéry Laramée de Tannenberg, membre de l’’AJE.

Date : jeudi 9 juin 2016 de 16h00 à 18h00
Lieu : Ambassade du Maroc – 5 rue Le Tasse – 75016 Paris

Inscriptions : ajeasso@free.fr
A propos de AJEC21 : L’AJE (Association des Journalistes de l’Environnement) et les JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie) ont créé à l’occasion de la COP21, l’Association des Journalistes de l’Environnement et de l’écologie unis contre les changements Climatiques (AJEC 21). L’AJEC 21 accompagne, dans leur préparation, les journalistes francophones appelés à couvrir la COP 22.

UNESCO : Journée mondiale de l’océan et du climat, le 8 juin 2016

Dans le sillage de l’Accord de Paris sur le climat adopté en décembre 2015, la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO rappellera le rôle crucial que joue l’océan dans la régulation du climat, à l’occasion d’un événement organisé au siège de l’Organisation (salle II) dans le cadre de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année le 8 juin.


Longtemps marginalisé dans les négociations internationales relatives au climat, le rôle de l’océan a été pris en compte dans l’accord adopté par la communauté internationale lors de la COP 21 (Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) en décembre 2015. Passer de l’accord à l’action, est le thème de l’une des sessions clé de la Journée qui examinera la suite à donner à cet accord et la place de l’océan dans le contexte de l’Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par les Nations Unies à l’automne 2015.

Y participeront notamment Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO; Petteri Taalas, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale ou encore Lisa Svensson, Représente spéciale auprès du ministre suédois des affaires étrangères.

Un campus sur les enjeux liés à l’océan destiné aux collégiens (10h00-11h30), une conférence sur l’acidification de l’océan (14h30-15h30), une discussion sur la nécessité de sensibiliser le public aux sciences marines (15h30-16h30) seront également organisés dans le cadre de la Journée. De 11h00 à 13h00 aura également lieu un événement parallèle intitulé L’océan fait partie des solutions.

Premier fournisseur d’oxygène, l’océan joue un rôle aussi important que les forêts en tant que « poumon » de la planète. En absorbant près d’un quart des émissions de carbone rejetées dans l’atmosphère par l’activité humaine, il joue également un rôle régulateur déterminant dans le changement climatique. Mais l’augmentation des émissions de CO2 –qui se traduit par une acidification des eaux-, la surexploitation des ressources et la pollution diminuent la capacité des écosystèmes marins à s’adapter aux changements climatiques. Le sujet fera l’objet de discussions lors de la COP 22 qui se tiendra à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre.

voir ce lien unesco.org

Le Monde. Après El Niño, La Niña entrera en jeu à partir de juillet-août

Avril 2016 a été le mois d’avril le plus chaud jamais enregistré, rapporte l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s’agit du douzième mois consécutif de record de chaleur. Pour Jérôme Vialard, climatologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement et membre du laboratoire Locean, deux phénomènes sont à l’œuvre : le réchauffement climatique anthropique et le phénomène climatique naturel El Niño. Le scientifique signale l’apparition probable d’un phénomène inverse dans les prochains mois : La Niña. Interview.

A satellite shows an image of the ocean warming because of El Nino on Tuesday, Dec. 29, 2015, alongside a similar image taken in 1997.

Photo Nasa

  • Jamais une si longue période de records n’avait été enregistrée depuis le début des relevés de températures en 1880. Le réchauffement climatique est-il seul en cause ?

Non, deux facteurs expliquent ces chaleurs sans précédents : le réchauffement climatique et le phénomène climatique naturel El Niño. D’un côté, un facteur anthropique, lié aux activités humaines, qui est associé à une lente hausse des températures moyennes de la terre depuis plus d’un siècle. De l’autre, un phénomène naturel particulièrement intense cette année.

  • Les prochains mois seront-ils également les plus chauds jamais enregistrés ?

Les prédictions sont toujours compliquées mais oui, on risque encore de battre des records dans les prochains mois. Car si El Niño touche à sa fin dans le Pacifique, les dérèglements de la circulation atmosphérique qu’il a induits ont réchauffé d’autres régions, comme l’océan Indien. Cette chaleur va mettre du temps à être larguée entièrement vers l’atmosphère, à cause de l’inertie thermique de l’océan.

Cependant, un phénomène inverse va sans doute se produire, refroidissant la température de l’eau : La Niña. Des événements La Niña relativement intenses et longs se produisent généralement après de forts El Niño. Selon la NOAA, il y a 75 % de chances que La Niña remplace El Niño à partir de juillet-août.

  • La Niña peut-elle ralentir le réchauffement climatique ?

De manière symétrique à El Niño, La Niña refroidit la température du globe. Pendant un La Niña, l’océan, plus froid, absorbe de la chaleur de l’atmosphère. De ce fait, la température moyenne mondiale baisse. Ces quinze dernières années, on a observé une plus grande fréquence d’événements La Niña plutôt que son inverse El Niño. De nombreuses études suggèrent que c’est cet excès d’absorption de chaleur par l’océan qui est à l’origine du léger ralentissement du réchauffement climatique (parfois baptisé « hiatus ») pendant cette période.

Article complet d’Olivier Levrault sur lemonde.fr

Campagne des Nations unies : richesse des actions climat, entreprises, investisseurs, villes, régions

L’action climat des villes, entreprises, régions et investisseurs se poursuit activement depuis la conférence de Paris sur le changement climatique, dont quelques 50 nouvelles mesures affichées sur le portail de l’ONU, créé pour mettre en valeur l’ambition du secteur privé et des gouvernements locaux. Les nouveaux engagements, du groupe hospitalier sud-africain Netcare Ltd au groupe bancaire néerlandais ING, se joignent à déjà plus de 11 000 inscrits sur NAZCA, la Zone des acteurs non étatiques pour l’action climatique créée en 2014 à la demande du gouvernement du Pérou.

Header Image

Cette nouvelle intervient alors que la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui gère le portail, lance aussi aujourd’hui une campagne mondiale de sensibilisation du public visant à mettre en lumière ces engagements novateurs, dont un grand nombre sont pris dans les pays en développement. Par exemple, la ville de Puebla au Mexique s’est engagée et a enregistré son objectif de réduction des émissions de 90% d’ici 2050 sur NAZCA. Et Tata Motors, en Inde, s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50% d’ici 2020 et à se procurer 100% d’électricité de sources renouvelables.

La nouvelle campagne, intitulée « Nous accélérons l’action climat », vise à encourager davantage d’entités à examiner les possibilités pour prendre des engagements d’action climat, en collaboration avec des partenaires comme We Mean Business et des fournisseurs de données sur le portail NAZCA, dont CDP, le Climate Group et le Carbonn® Registry d’ICLEI…

Communiqué complet sur rubrique COP22 de AJEC21

Une masse d’eau froide dans l’Atlantique qui pourrait chambouler le climat

Une masse d’eau froide dans l’Atlantique. Ce phénomène dure depuis bientôt deux ans. Cette anomalie de température de l’eau dans l’Atlantique alerte les scientifiques puisqu’elle risque de chambouler notre climat. Elle se situe entre l’est de Terre-Neuve et le sud du Groenland. Cette tache bleue est le résultat de la fonte glaciaire au Groenland qui alimente cette masse d’eau douce dans l’Atlantique Nord. Elle figure sur les cartes de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique depuis plus d’un an. On surnomme cette anomalie de température le « cold blob ».

Cela explique notamment pourquoi cette partie du globe est toujours plus froide que la normale. À l’heure actuelle, certains éléments échappent aux scientifiques qui tentent d’en déterminer les impacts précis sur le climat en Europe, mais aussi dans l’est du Canada. Cette concentration d’eau plus froide pourrait notamment modifier le courant océanique –Gulf Stream- et avoir des impacts sur le climat en Europe.

« La province du Québec a subi les conséquences de ce contexte depuis 2013, particulièrement lors des hivers de 2014 et 2015. Dans les deux cas, les températures ont été plus froides au Québec et dans l’Atlantique Nord. C’était l’une des seules zones dans le monde à se situer sous les normales », explique André Monette, météorologue à MétéoMédia.

Des scientifiques de l’université de Floride du Sud, en collaboration avec des collègues du Canada et des Pays-Bas, se sont penchés sur la question. Les chercheurs en arrivent à la conclusion que l’influx d’eau froide en provenance de la fonte glaciaire aura des effets globaux sur une partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Parmi les hypothèses étudiées, on prévoit qu’un ralentissement des courants océaniques pourrait donner lieu à des hivers et des étés plus froids autour de l’Atlantique Nord et à des augmentations du niveau de la mer localisées sur la côte nord-américaine.

voir aussi vidéo sur laterredufutur.com et meteomedia.com

Conférence à Rabat (Maroc) : risques climatiques, l’Afrique gravement menacée

«Résilience africaine face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles» était le thème de la 2e conférence organisée, le 28 avril à Rabat, par le think thank «Africa 2025». Cette rencontre, qui a été marquée par la participation d’un grand nombre d’experts marocains et d’autres pays africains, a pour principal objectif de «sensibiliser et d’informer les populations, les élus et les dirigeants sur le risque de catastrophes naturelles» ainsi que de «développer les actions de prévention et de mesure des risques de catastrophes» en vue d’en minimiser les impacts humanitaires. Ce qui fait dire à Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l’environnement, qu’«aujourd’hui, lorsqu’on parle de climat, on parle aussi d’agenda de développement, de stabilité des populations et de sécurité». Et d’estimer que «l’Afrique est le continent qui a souffert et continue de souffrir de l’impact des changements climatiques». A ce titre, la ministre a indiqué qu’en 2013 et 2014, 800 catastrophes naturelles ont été recensées au niveau africain, générant une perte de 4% du PIB. Ce qui signifie, selon elle, que «l’Afrique est le continent qui concentre toutes les vulnérabilités» et que «les catastrophes naturelles qui étaient jadis des exceptions sont devenues la norme».

Risques climatiques : l’Afrique gravement menacée

Quant à Wassalké Boukari, ministre de l’environnement et du développement durable de la République du Niger, il constate que «le plus grand nombre de réfugiés ne sont pas des réfugiés de guerre, mais des réfugiés climatiques». Et de préciser que «ce que nous attendons de la COP22, c’est la mise en œuvre pratique des engagements que nous avons pris à Paris». Les changements climatiques poussent vers le choix d’un modèle de développement durable. Bien qu’ils génèrent à peine 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les pays africains demeurent les plus touchés par le réchauffement climatique et leurs ressources en eau ne cessent de diminuer. Ce qui fait qu’aujourd’hui 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. A cela s’ajoute la dégradation des terres agricoles. Le continent compte en effet 600 millions d’hectares de terres fertiles qui ont été desséchées et abandonnées à cause de l’absence d’eau…

NDLR : Le Maroc accueillera la prochaine COP22 à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016.

Article complet de Hicham Benjamaa sur lavieeco.com

OCDE : Perspectives de l’environnement à l’horizon 2050, conséquences de l’inaction

D’ici à 2050, la population de la planète devrait passer de 7 milliards à plus de 9 milliards, et l’économie mondiale devrait presque quadrupler, entrainant une demande croissante en énergie et ressources naturelles. Si la Chine et l’Inde pourraient voir un ralentissement de leur taux de croissance moyen du PIB, l’Afrique en revanche devrait afficher le taux de croissance le plus élevé du monde entre 2030 et 2050. En 2050, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront plus du quart de la population dans les pays de l’OCDE, contre 15 % aujourd’hui. La Chine et l’Inde doivent elles aussi s’attendre à un important vieillissement démographique, alors que les populations plus jeunes d’autres parties du monde, notamment de l’Afrique, devraient augmenter rapidement. Ces évolutions démographiques et la hausse des niveaux de vie impliquent une modification des modes de vie et des habitudes de consommation, qui aura des conséquences non négligeables pour l’environnement. Près de 70 % de la population de la planète vivra en zone urbaine en 2050, amplifiant des problèmes tels que la pollution de l’air, la congestion des transports et la gestion des déchets.

Une économie mondiale quatre fois plus importante qu’aujourd’hui verra sa consommation d’énergie augmenter de 80 % à l’horizon 2050. Faute des politiques plus efficaces, la part des énergies fossiles dans le bouquet énergétique mondial devrait demeurer aux environs de 85 %. Les économies émergentes que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Indonésie, la Chine et l’Afrique du Sud (les BRIICS) devraient devenir de gros consommateurs d’énergie. Pour nourrir une population croissante dont les préférences alimentaires évoluent, la superficie des terres agricoles devra augmenter à l’échelle mondiale au cours de la prochaine décennie.

Le « scénario de référence » de la présente étude est basé sur le prolongement de ces tendances socio-économiques conjugué à l’absence de politiques nouvelles. Selon ce scénario, les progrès réalisés en matière de lutte contre la pollution et d’utilisation plus efficace des ressources ne suffiront pas à compenser les pressions que la croissance démographique et la hausse des niveaux de vie font peser sur l’environnement. La dégradation et l’érosion de notre capital environnemental naturel risquent de se poursuivre jusqu’en 2050, entraînant des changements irréversibles qui pourraient mettre en péril les acquis de deux siècles d’amélioration des niveaux de vie…

Synthèse en français du rapport de l’OCDE

Ademe : nouvel avis, le photovoltaïque est un élément de réponse durable à la demande d’électricité

Dans un nouvel avis, l’Ademe juge le photovoltaïque incontournable pour répondre à la demande d’électricité. Par un avis de 2013, l’Ademe avait déjà jugé le photovoltaïque comme une composante incontournable des politiques énergétiques durables. Elle enfonce le clou dans un nouvel avis, daté d’avril 2016, consacré à cette filière. D’autant, qu’entre-temps, de nombreuses évolutions sont venues conforter son analyse.

Le photovoltaïque, un élément de réponse durable à la demande d'électricité selon l'Ademe

« La filière progresse régulièrement et rapidement en termes d’efficacité et de baisse des coûts grâce aux efforts de recherche et aux retours d’expérience du marché« , relève l’Agence. Cette dernière reconnaît que le coût de production reste encore élevé mais souligne la baisse continue du prix des systèmes photovoltaïques (PV). « Les coûts d’investissement pour une centrale au sol ont été divisés par six entre 2007 et 2017″, indique-t-elle à titre d’exemple.

Ces coûts devraient encore baisser de 35% d’ici 2025, estiment les auteurs de l’avis, alors que le prix de l’électricité « avec le mix électrique actuel » augmente de manière régulière. Résultat ? En France, le développement du PV devrait être possible sans subvention vers 2020, affirme l’Ademe, qui s’appuie sur une étude qui lui a été remise en septembre dernier. Elle préconise donc une politique de soutien transitoire entre 2016 et 2020, en clarifiant les objectifs des deux outils utilisés jusqu’à présent : contribution au service public de l’électricité (CSPE) et dispositifs fiscaux

Article complet de Laurent Radisson sur actu-environnement.com

Ségolène Royal compte sur les femmes pour lutter contre le changement climatique

La ministre de l’Environnement prend pour exemple des initiatives en Afrique où 80% de l’alimentation est produite par des femmes.

Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique mais elles sont aussi les plus aptes à y apporter des solutions, estime la ministre française de l’Environnement et de l’Energie. « Sans les femmes, il est impossible de réaliser l’objectif des 1,5 degrés« , a affirmé Ségolène Royal.

La ministre Ségolène Royal

La ministre Ségolène Royal

Ségolène Royal, présidente de la COP21, a présenté mercredi à New York une série de propositions pour promouvoir le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique, en particulier en Afrique et en Asie. Elle participait à une réunion organisée à l’ONU par l’Union africaine. Ségolène Royal préconise d’intégrer la dimension féminine dans toutes les contributions nationales soumises par les 195 pays qui ont conclu l’accord de Paris. Pour l’instant, seuls 36% de ces engagements en font explicitement mention.

La ministre suggère aussi de « créer des écoles agricoles pour les femmes, avec des programmes intégrant les énergies renouvelables » et de promouvoir l’usage des fours solaires et des appareils de cuisson au biogaz. »L’agriculteur en Afrique est d’abord une agricultrice » qui produit 80% de l’alimentation mais ne possède que 10% des terres, souligne Ségolène Royal. S’appuyant sur des exemples d’initiatives locales au Bénin ou au Sénégal, elle estime que les femmes « ne demandent qu’à agir et représentent une formidable énergie à encourager » par l’éducation, la formation à l’agronomie et des financements spécifiques.

Cela ne serait que justice puisque « les femmes sont les plus touchées par les catastrophes climatiques », note la ministre. « Soixante-dix pour cent des victimes du terrible tsunami de 2004 en Asie étaient des femmes : elles ne savent ni nager, ni grimper aux arbres, protègent leurs enfants avant elles-mêmes et sont peu associées aux programmes d’alerte« .

Source Europe1