Le Monde. Après El Niño, La Niña entrera en jeu à partir de juillet-août

Avril 2016 a été le mois d’avril le plus chaud jamais enregistré, rapporte l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s’agit du douzième mois consécutif de record de chaleur. Pour Jérôme Vialard, climatologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement et membre du laboratoire Locean, deux phénomènes sont à l’œuvre : le réchauffement climatique anthropique et le phénomène climatique naturel El Niño. Le scientifique signale l’apparition probable d’un phénomène inverse dans les prochains mois : La Niña. Interview.

A satellite shows an image of the ocean warming because of El Nino on Tuesday, Dec. 29, 2015, alongside a similar image taken in 1997.

Photo Nasa

  • Jamais une si longue période de records n’avait été enregistrée depuis le début des relevés de températures en 1880. Le réchauffement climatique est-il seul en cause ?

Non, deux facteurs expliquent ces chaleurs sans précédents : le réchauffement climatique et le phénomène climatique naturel El Niño. D’un côté, un facteur anthropique, lié aux activités humaines, qui est associé à une lente hausse des températures moyennes de la terre depuis plus d’un siècle. De l’autre, un phénomène naturel particulièrement intense cette année.

  • Les prochains mois seront-ils également les plus chauds jamais enregistrés ?

Les prédictions sont toujours compliquées mais oui, on risque encore de battre des records dans les prochains mois. Car si El Niño touche à sa fin dans le Pacifique, les dérèglements de la circulation atmosphérique qu’il a induits ont réchauffé d’autres régions, comme l’océan Indien. Cette chaleur va mettre du temps à être larguée entièrement vers l’atmosphère, à cause de l’inertie thermique de l’océan.

Cependant, un phénomène inverse va sans doute se produire, refroidissant la température de l’eau : La Niña. Des événements La Niña relativement intenses et longs se produisent généralement après de forts El Niño. Selon la NOAA, il y a 75 % de chances que La Niña remplace El Niño à partir de juillet-août.

  • La Niña peut-elle ralentir le réchauffement climatique ?

De manière symétrique à El Niño, La Niña refroidit la température du globe. Pendant un La Niña, l’océan, plus froid, absorbe de la chaleur de l’atmosphère. De ce fait, la température moyenne mondiale baisse. Ces quinze dernières années, on a observé une plus grande fréquence d’événements La Niña plutôt que son inverse El Niño. De nombreuses études suggèrent que c’est cet excès d’absorption de chaleur par l’océan qui est à l’origine du léger ralentissement du réchauffement climatique (parfois baptisé « hiatus ») pendant cette période.

Article complet d’Olivier Levrault sur lemonde.fr

Campagne des Nations unies : richesse des actions climat, entreprises, investisseurs, villes, régions

L’action climat des villes, entreprises, régions et investisseurs se poursuit activement depuis la conférence de Paris sur le changement climatique, dont quelques 50 nouvelles mesures affichées sur le portail de l’ONU, créé pour mettre en valeur l’ambition du secteur privé et des gouvernements locaux. Les nouveaux engagements, du groupe hospitalier sud-africain Netcare Ltd au groupe bancaire néerlandais ING, se joignent à déjà plus de 11 000 inscrits sur NAZCA, la Zone des acteurs non étatiques pour l’action climatique créée en 2014 à la demande du gouvernement du Pérou.

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Cette nouvelle intervient alors que la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui gère le portail, lance aussi aujourd’hui une campagne mondiale de sensibilisation du public visant à mettre en lumière ces engagements novateurs, dont un grand nombre sont pris dans les pays en développement. Par exemple, la ville de Puebla au Mexique s’est engagée et a enregistré son objectif de réduction des émissions de 90% d’ici 2050 sur NAZCA. Et Tata Motors, en Inde, s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50% d’ici 2020 et à se procurer 100% d’électricité de sources renouvelables.

La nouvelle campagne, intitulée « Nous accélérons l’action climat », vise à encourager davantage d’entités à examiner les possibilités pour prendre des engagements d’action climat, en collaboration avec des partenaires comme We Mean Business et des fournisseurs de données sur le portail NAZCA, dont CDP, le Climate Group et le Carbonn® Registry d’ICLEI…

Communiqué complet sur rubrique COP22 de AJEC21

Une masse d’eau froide dans l’Atlantique qui pourrait chambouler le climat

Une masse d’eau froide dans l’Atlantique. Ce phénomène dure depuis bientôt deux ans. Cette anomalie de température de l’eau dans l’Atlantique alerte les scientifiques puisqu’elle risque de chambouler notre climat. Elle se situe entre l’est de Terre-Neuve et le sud du Groenland. Cette tache bleue est le résultat de la fonte glaciaire au Groenland qui alimente cette masse d’eau douce dans l’Atlantique Nord. Elle figure sur les cartes de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique depuis plus d’un an. On surnomme cette anomalie de température le « cold blob ».

Cela explique notamment pourquoi cette partie du globe est toujours plus froide que la normale. À l’heure actuelle, certains éléments échappent aux scientifiques qui tentent d’en déterminer les impacts précis sur le climat en Europe, mais aussi dans l’est du Canada. Cette concentration d’eau plus froide pourrait notamment modifier le courant océanique –Gulf Stream- et avoir des impacts sur le climat en Europe.

« La province du Québec a subi les conséquences de ce contexte depuis 2013, particulièrement lors des hivers de 2014 et 2015. Dans les deux cas, les températures ont été plus froides au Québec et dans l’Atlantique Nord. C’était l’une des seules zones dans le monde à se situer sous les normales », explique André Monette, météorologue à MétéoMédia.

Des scientifiques de l’université de Floride du Sud, en collaboration avec des collègues du Canada et des Pays-Bas, se sont penchés sur la question. Les chercheurs en arrivent à la conclusion que l’influx d’eau froide en provenance de la fonte glaciaire aura des effets globaux sur une partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Parmi les hypothèses étudiées, on prévoit qu’un ralentissement des courants océaniques pourrait donner lieu à des hivers et des étés plus froids autour de l’Atlantique Nord et à des augmentations du niveau de la mer localisées sur la côte nord-américaine.

voir aussi vidéo sur laterredufutur.com et meteomedia.com

Conférence à Rabat (Maroc) : risques climatiques, l’Afrique gravement menacée

«Résilience africaine face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles» était le thème de la 2e conférence organisée, le 28 avril à Rabat, par le think thank «Africa 2025». Cette rencontre, qui a été marquée par la participation d’un grand nombre d’experts marocains et d’autres pays africains, a pour principal objectif de «sensibiliser et d’informer les populations, les élus et les dirigeants sur le risque de catastrophes naturelles» ainsi que de «développer les actions de prévention et de mesure des risques de catastrophes» en vue d’en minimiser les impacts humanitaires. Ce qui fait dire à Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l’environnement, qu’«aujourd’hui, lorsqu’on parle de climat, on parle aussi d’agenda de développement, de stabilité des populations et de sécurité». Et d’estimer que «l’Afrique est le continent qui a souffert et continue de souffrir de l’impact des changements climatiques». A ce titre, la ministre a indiqué qu’en 2013 et 2014, 800 catastrophes naturelles ont été recensées au niveau africain, générant une perte de 4% du PIB. Ce qui signifie, selon elle, que «l’Afrique est le continent qui concentre toutes les vulnérabilités» et que «les catastrophes naturelles qui étaient jadis des exceptions sont devenues la norme».

Risques climatiques : l’Afrique gravement menacée

Quant à Wassalké Boukari, ministre de l’environnement et du développement durable de la République du Niger, il constate que «le plus grand nombre de réfugiés ne sont pas des réfugiés de guerre, mais des réfugiés climatiques». Et de préciser que «ce que nous attendons de la COP22, c’est la mise en œuvre pratique des engagements que nous avons pris à Paris». Les changements climatiques poussent vers le choix d’un modèle de développement durable. Bien qu’ils génèrent à peine 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les pays africains demeurent les plus touchés par le réchauffement climatique et leurs ressources en eau ne cessent de diminuer. Ce qui fait qu’aujourd’hui 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. A cela s’ajoute la dégradation des terres agricoles. Le continent compte en effet 600 millions d’hectares de terres fertiles qui ont été desséchées et abandonnées à cause de l’absence d’eau…

NDLR : Le Maroc accueillera la prochaine COP22 à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016.

Article complet de Hicham Benjamaa sur lavieeco.com

OCDE : Perspectives de l’environnement à l’horizon 2050, conséquences de l’inaction

D’ici à 2050, la population de la planète devrait passer de 7 milliards à plus de 9 milliards, et l’économie mondiale devrait presque quadrupler, entrainant une demande croissante en énergie et ressources naturelles. Si la Chine et l’Inde pourraient voir un ralentissement de leur taux de croissance moyen du PIB, l’Afrique en revanche devrait afficher le taux de croissance le plus élevé du monde entre 2030 et 2050. En 2050, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront plus du quart de la population dans les pays de l’OCDE, contre 15 % aujourd’hui. La Chine et l’Inde doivent elles aussi s’attendre à un important vieillissement démographique, alors que les populations plus jeunes d’autres parties du monde, notamment de l’Afrique, devraient augmenter rapidement. Ces évolutions démographiques et la hausse des niveaux de vie impliquent une modification des modes de vie et des habitudes de consommation, qui aura des conséquences non négligeables pour l’environnement. Près de 70 % de la population de la planète vivra en zone urbaine en 2050, amplifiant des problèmes tels que la pollution de l’air, la congestion des transports et la gestion des déchets.

Une économie mondiale quatre fois plus importante qu’aujourd’hui verra sa consommation d’énergie augmenter de 80 % à l’horizon 2050. Faute des politiques plus efficaces, la part des énergies fossiles dans le bouquet énergétique mondial devrait demeurer aux environs de 85 %. Les économies émergentes que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Indonésie, la Chine et l’Afrique du Sud (les BRIICS) devraient devenir de gros consommateurs d’énergie. Pour nourrir une population croissante dont les préférences alimentaires évoluent, la superficie des terres agricoles devra augmenter à l’échelle mondiale au cours de la prochaine décennie.

Le « scénario de référence » de la présente étude est basé sur le prolongement de ces tendances socio-économiques conjugué à l’absence de politiques nouvelles. Selon ce scénario, les progrès réalisés en matière de lutte contre la pollution et d’utilisation plus efficace des ressources ne suffiront pas à compenser les pressions que la croissance démographique et la hausse des niveaux de vie font peser sur l’environnement. La dégradation et l’érosion de notre capital environnemental naturel risquent de se poursuivre jusqu’en 2050, entraînant des changements irréversibles qui pourraient mettre en péril les acquis de deux siècles d’amélioration des niveaux de vie…

Synthèse en français du rapport de l’OCDE

Ademe : nouvel avis, le photovoltaïque est un élément de réponse durable à la demande d’électricité

Dans un nouvel avis, l’Ademe juge le photovoltaïque incontournable pour répondre à la demande d’électricité. Par un avis de 2013, l’Ademe avait déjà jugé le photovoltaïque comme une composante incontournable des politiques énergétiques durables. Elle enfonce le clou dans un nouvel avis, daté d’avril 2016, consacré à cette filière. D’autant, qu’entre-temps, de nombreuses évolutions sont venues conforter son analyse.

Le photovoltaïque, un élément de réponse durable à la demande d'électricité selon l'Ademe

« La filière progresse régulièrement et rapidement en termes d’efficacité et de baisse des coûts grâce aux efforts de recherche et aux retours d’expérience du marché« , relève l’Agence. Cette dernière reconnaît que le coût de production reste encore élevé mais souligne la baisse continue du prix des systèmes photovoltaïques (PV). « Les coûts d’investissement pour une centrale au sol ont été divisés par six entre 2007 et 2017″, indique-t-elle à titre d’exemple.

Ces coûts devraient encore baisser de 35% d’ici 2025, estiment les auteurs de l’avis, alors que le prix de l’électricité « avec le mix électrique actuel » augmente de manière régulière. Résultat ? En France, le développement du PV devrait être possible sans subvention vers 2020, affirme l’Ademe, qui s’appuie sur une étude qui lui a été remise en septembre dernier. Elle préconise donc une politique de soutien transitoire entre 2016 et 2020, en clarifiant les objectifs des deux outils utilisés jusqu’à présent : contribution au service public de l’électricité (CSPE) et dispositifs fiscaux

Article complet de Laurent Radisson sur actu-environnement.com

Ségolène Royal compte sur les femmes pour lutter contre le changement climatique

La ministre de l’Environnement prend pour exemple des initiatives en Afrique où 80% de l’alimentation est produite par des femmes.

Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique mais elles sont aussi les plus aptes à y apporter des solutions, estime la ministre française de l’Environnement et de l’Energie. « Sans les femmes, il est impossible de réaliser l’objectif des 1,5 degrés« , a affirmé Ségolène Royal.

La ministre Ségolène Royal

La ministre Ségolène Royal

Ségolène Royal, présidente de la COP21, a présenté mercredi à New York une série de propositions pour promouvoir le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique, en particulier en Afrique et en Asie. Elle participait à une réunion organisée à l’ONU par l’Union africaine. Ségolène Royal préconise d’intégrer la dimension féminine dans toutes les contributions nationales soumises par les 195 pays qui ont conclu l’accord de Paris. Pour l’instant, seuls 36% de ces engagements en font explicitement mention.

La ministre suggère aussi de « créer des écoles agricoles pour les femmes, avec des programmes intégrant les énergies renouvelables » et de promouvoir l’usage des fours solaires et des appareils de cuisson au biogaz. »L’agriculteur en Afrique est d’abord une agricultrice » qui produit 80% de l’alimentation mais ne possède que 10% des terres, souligne Ségolène Royal. S’appuyant sur des exemples d’initiatives locales au Bénin ou au Sénégal, elle estime que les femmes « ne demandent qu’à agir et représentent une formidable énergie à encourager » par l’éducation, la formation à l’agronomie et des financements spécifiques.

Cela ne serait que justice puisque « les femmes sont les plus touchées par les catastrophes climatiques », note la ministre. « Soixante-dix pour cent des victimes du terrible tsunami de 2004 en Asie étaient des femmes : elles ne savent ni nager, ni grimper aux arbres, protègent leurs enfants avant elles-mêmes et sont peu associées aux programmes d’alerte« .

Source Europe1

Climate Action 2016, 4-5 mai 2016, à Washington : mise en œuvre de l’Accord de Paris

A Washington les 4 et 5 mai prochains se tiendra la conférence Climate Action 2016 organisée par Ban Ki-moon. Cet événement portera sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris, qui a été signé par 175 Etats – un record – fin avril au siège des Nations unies.

La COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre dernier a permis d’aboutir à un accord historique pour lutter contre le dérèglement climatique. Il a depuis été signé par 175 Etats – un record – dont la Chine et les Etats-Unis. Les villes et les élus locaux ont joué un rôle décisif pour y parvenir. Réunis le 4 décembre à Paris, à l’initiative d’Anne Hidalgo et de Michael Bloomberg, les collectivités du monde entier se sont engagées à réduire de 3,7 gigatonnes les émissions annuelles de gaz à effet de serre dans les zones urbaines d’ici 2030, contribuant ainsi massivement aux engagements adoptés à Paris. La conférence Climate Action 2016, qui se tient à Washington les 4 et 5 mai, portera sur la mise en œuvre de ces engagements. Présidée par Ban Ki-moon, elle réunira les villes et les régions, les entreprises, le monde de la philanthropie et de la finance, les experts académiques et la société civile.

Programme et renseignements sur climateaction2016

Le GIEC place l’Océan au cœur de ses préoccupations : rapport spécial

Le GIEC place l’Océan au cœur de ses préoccupations : rapport spécial

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), réuni à Nairobi du 11 au 13 avril lors de sa 43ème session plénière a fixé son programme de travail pour le 6ème cycle d’évaluation. L’Océan y tient une place prioritaire avec un Rapport Spécial qui sera consacré aux interactions entre le climat, l’Océan et la cryosphère.

Ce Rapport Spécial sur l’Océan qui constituait un des axes majeurs du plaidoyer de la Plateforme Océan Climat, a été demandé officiellement au GIEC par Monaco en février 2015, lors de sa 41ème session. Pendant plus d’une année, la Plateforme Océan et Climat réunissant, en amont de la COP21 de Paris, près de 70 acteurs internationaux du monde scientifique, de la société civile et du monde économique a soutenu cette proposition en développant une série d’initiatives autour de ce plaidoyer.

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La Journée Mondiale des Océans organisée le 8 juin 2015 conjointement avec l’UNESCO a marqué par l’ampleur de la mobilisation une étape importante pour les enjeux Océan et Climat. « L’Appel de l’océan pour le climat » lancé à cette occasion a recueilli plus de 30.000 signatures afin d’engager les Etats signataires de la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques à placer l’océan au cœur des enjeux climatiques…

Article complet sur lemonde.fr


Académie des Technologies : l’inaction aurait des conséquences inacceptables pour la France et pour la planète

La ratification de l’Accord de Paris sur les changements climatiques a commencé le 22 avril 2016 au siège des Nations Unies à New York. Dans ce contexte, l’Académie des Technologies a publié un rapport sur les technologies qui pourront contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et à l’adaptation de nos économies. Dans un premier avis voté le 4 novembre, l’Académie des Technologies reconnaissait l’origine anthropique de la croissance des GES dans l’atmosphère et ses effets. Le rapport « Technologies et changement climatique : des solutions pour l’atténuation et l’adaptation« , issu de plusieurs mois de travaux, s’ouvre par une alerte sous forme d’incitation à passer à l’action, car «l’inaction aurait des conséquences graves, inacceptables pour la France et mondialement».

Résultat de recherche d'images pour "académie des technologies logo"Passer à l’action, c’est mobiliser ou développer le potentiel technologique que le rapport examine et priorise pour les secteurs majeurs concernés. Car des technologies permettant l’atténuation et l’adaptation au changement climatique existent souvent : il s’agit de les mettre en œuvre en sachant qu’elles ne cesseront de progresser. Ces solutions passeront aussi par une combinaison de technologies multiples qu’il faudra optimiser avec intelligence et persévérance. Les académiciens sont réservés en revanche sur les techniques de géo-ingénierie du climat (ensemencement de l’atmosphère ou de l’océan), qui, dans l’état actuel des connaissances, ne constituent pas une solution alternative pour limiter les émissions de GES ou atténuer leurs effets à des fins d’adaptation.

Sans attendre un prix du carbone, l’Académie des technologies incite les entreprises à intégrer dès maintenant dans leurs choix d’investissements un prix interne du carbone –émis ou économisé–une mesure doublement vertueuse, qui permettrait à la fois d’anticiper les évolutions règlementaires ou de marché et de privilégier les projets relativement moins émissifs. Il faut également s’assurer de la mise en place efficace des incitations financières pour réaliser le transfert des technologies–ou en concevoir qui soient adaptées-vers les pays en développement, qui sont souvent les plus vulnérables aux évolutions climatiques.

Télécharger rapport complet sur ce lien

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Quel bilan pour la conférence environnementale ?

La conférence environnementale s’est clôturée avec l’annonce de la publication des décrets d’application de la loi de transition énergétique. En dehors de ce calendrier, pas d’annonces majeures. A défaut de nouvelles mesures, la Conférence environnementale a au moins le mérite d’accélérer des dossiers en panne. 

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Photo : Environnement magazine

Et alors que le Président de la République avait annoncé en ouverture de l’événement que tous les décrets d’application de la loi de transition énergétique pour la croissance verte seraient publiés avant la fin de l’année, Ségolène Royal a listé les textes visés et fixé une échéance précise.

Ainsi sur le bâtiment, sont attendus pour fin mai le décret sur les compteurs individuels et le décret sur les travaux embarqués. Et pour fin juin, le décret sur le bonus de constructibilité et le décret sur la rénovation des bâtiments tertiaires. Sur ce secteur emblématique de la transition énergétique, la ministre de l’Environnement a annoncé le lancement de la révision des performances énergétiques pour les bâtiments existants. Une nouvelle version de l’arrêté qui date de 2007 pourrait être publié en fin d’année…

Dominique Bomstein

Suite de l’article sur Environnement magazine, voir aussi ce lien

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171 pays, dont la Chine et les Etats-Unis ont signé l’accord de Paris sur le climat ce vendredi au siège de l’ONU à New York.

« C’est un moment d’histoire. Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », a déclaré Ban Ki-moon en français à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU. Le précédent record datait de 1982, quand 119 pays avaient paraphé la Convention de l’ONU sur le droit de la mer.

Le président Hollande a été le premier a signer, vers 17h, l’accord conclu lors de la COP21, organisée à Paris en décembre dernier. La Chine et les Etats-Unis, deux des principaux pollueurs dans le monde, ont également signé le texte.

Suite de l’article sur letelegramme.fr

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22 avril 2016 : les chefs d’État vont signer l’Accord de Paris

Environnement Magazine. Plus de 150 chefs d’Etats sont attendus au siège de l’ONU à New York ce 22 avril pour signer l’accord de Paris. Un record qui pourrait augurer une mise en œuvre de l’accord dès 2018. La date du 22 avril 2016 restera dans les annales de l’ONU. C’est ce jour là que plus de 150 pays signeront à New York l’accord de Paris, négocié à la COP21 en décembre dernier. Le nombre de signataires dépasse tout ce que l’institution onusienne a connu. Jusque là le record était tenu par la Convention du droit de la mer qui avait recueilli, en 1982, 119 signatures. L’accord de Paris sera ouvert à la signature jusqu’au 21 avril 2017. Mais attention, signature ne vaut pas mise en oeuvre. Chaque Etat devra ratifier l’accord selon sa procédure nationale. L’accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après la ratification par au moins 55 parties représentant 55 % des émissions.

150 chefs d’État vont signer l'Accord de Paris

Si l’entrée en vigueur de l’accord était plutôt prévue en 2020, les deux conditions requises pourraient cependant être atteintes bien plus tôt. Même la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, est optimiste au point de pronostiquer qu’il « pourrait entrer en vigueur d’ici à 2018 ». En effet, si les Etats du Pacifique qui sont responsables de 0,0056 % des émissions mondiales de carbone, seront, vraisemblablement et symboliquement, les premiers à le ratifier, les Etats-Unis et la Chine ont déjà annoncé dans une déclaration commune qu’ils le feront très rapidement. Ils représentent à eux deux déjà 42 % des émissions…

Dominique Bomstein.

Suite de l’article sur Environnement Magazine

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Libération. Le dérèglement climatique, une dernière chance pour l’humanité ?

Vendredi aura lieu au siège des Nations unies à New York la cérémonie de signature de l’accord issu de la COP 21, conclue le 12 décembre à Paris. Et si l’urgence climatique était la brèche idéale pour enfin réfléchir et surtout agir différemment au niveau planétaire ?

Le réchauffement de la planète peut paradoxalement offrir une chance pour l’humanité. A condition que ce phénomène suscite, en temps utiles, une prise de conscience collective des efforts à consentir pour relever les défis globaux de plus en plus nombreux et complexes. En effet, seul un sentiment de responsabilité puissant permettra de déclencher la dynamique transformatrice pour une rénovation du système de coopération multilatérale. D’où les trois propositions présentées par le Collegium international (1) au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour ouvrir la voie de cette évolution fondamentale.

Souveraineté solitaire ou souveraineté solidaire ?

Les interdépendances existent entre le genre humain et le reste du monde vivant, tout comme entre les différents groupes humains (y compris les générations futures) ou entre les Etats. Aujourd’hui, les nouvelles technologies accélèrent de manière prodigieuse le processus de globalisation, qu’il s’agisse des échanges de marchandises, de capitaux, de la circulation des informations ou même des flux migratoires comme des risques écologiques, technologiques ou sanitaires…

Suite de l’article sur Liberation.fr

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La 22ème session de la Conférence des Parties (COP 22) qui se tiendra du 7 au 18 nov. 2016 à Marrakech au Maroc, devrait être la traduction opérationnelle des Accords de Paris.

La ministre déléguée chargée de l’Environnement, madame Hakima El Haité, a indiqué dans la foulée de la COP 21 vouloir traduire en actes concrets les résultats de la conférence de Paris : si celle-ci a été l’occasion « des décisions », la COP 22 sera « la conférence de l’action ». Cette continuité est illustrée par le Plan Paris – Marrakech, chargé de « développer des outils opérationnels » pour mettre en œuvre les accords adoptés à Paris. Annoncée du 7 au 18 novembre, la conférence de Marrakech « aura pour thèmes l’atténuation aux effets du changement climatique et l’innovation en matière d’adaptation », toujours selon madame Hakima El Haité. Le roi Mohammed VI s’était déjà engagé avant la COP 21 en septembre 2015 à développer l’œuvre internationale en faveur du développement durable. A l’occasion d’une visite du président François à Hollande à Tanger, le roi du Maroc avait signé avec ce dernier l’Appel de Tanger, « pour une action solidaire et forte en faveur du climat ». Lors de l’inauguration de la COP 21 le 30 novembre 2015, le roi Mohammed VI avait renouvelé son désir d’action, en déclarant que c’est « en Afrique, continent d’avenir, que se jouera l’avenir de notre planète ».

dévloppement durable

Déjà organisateur de la COP 7 en 2001, le Maroc s’est engagé bien avant la COP 21 à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, en les réduisant de 13% d’ici 2030, par rapport à 2010. En parallèle, le Maroc s’est investi dans un audacieux programme de développement durable, avec l’objectif pour 2030 de produire son électricité en utilisant plus de la moitié (52%) d’énergies « vertes », dites renouvelables, et non polluantes. D’après l’intransigeante ONG Climate Action Tracker, le Maroc se classe comme quatrième pays le plus écologique du monde, derrière le Bhoutan, le Costa Rica et l’Éthiopie.

Sur le terrain, cette bonne volonté s’est traduite par la construction d’une gigantesque centrale solaire thermodynamique dans le sud du Maroc près de Ouarzazate, baptisée Noor (« lumière »), 7ème centrale de ce type dans le monde. Construite sur une surface de 480 hectares pour un coût de 800 millions d’euros, Noor est équipée de 500 000 miroirs cylindro-paraboliques répartis en forme d’escargot, capables de produire 160 MW d’électricité. La centrale solaire n’est cependant que le début d’un projet pharaonique géré par l’Agence marocaine de l’énergie solaire. Deux autres centrales solaires thermodynamiques (Noor II et III) et une autre photovoltaïque sont inclues dans les plans de l’Agence marocaine de l’énergie solaire sur une étendue de 2 500 hectares, soit une capacité dépassant les 500 MW. A terme, le projet Noor constituera de loin le plus grand complexe solaire du monde.

Source : domofinance.com


La future présidence marocaine est optimiste

Par Valéry Laramée de Tannenberg

hakimaHakima El Haïte, ministre de l’environnement du Maroc

 

Le 18/01/2016, publié initialement le 08/12/2015 dans le Journal de l’environnement

Future présidente de la COP 22, Hakima El Haite, ministre de l’environnement du Maroc, voit d’un bon œil l’issue de la conférence de Paris. Mais elle restera ferme sur les buts poursuivis par les pays du G77.

Surbookée. Hakima El Haite n’a plus une minute à elle. Entre la conduite des négociations, la relecture de discours impromptus, les interventions à l’occasion de la journée du genre et du climat, sans oublier la préparation de la COP 22 –qu’elle présidera l’an prochain- la ministre de l’environnement du Maroc peine à souffler. Lire la suite

La bataille climatique mondiale est engagée

Par Gilles Luneau

GlobalCOP21

Le 18/01/2016, initialement publié le 12/12/2015 dans Global magazine

Le 12 décembre 2015 entrera certainement dans les livres d’histoires du monde entier comme le jour de l’Accord universel sur le climat. La COP21, sommet de l’ONU sur le climat qui s’est tenu du 30 novembre au 13 décembre à Paris-Le Bourget a uni les pays du monde entier sur le constat de l’empreinte humaine sur le réchauffement climatique et sur l’urgence à agir pour le contenir tous ensemble, avec un minimum de solidarité internationale. L’accord ouvre les voies de mutation des modes de vie terriens. Lire la suite